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Pamukkale

La rue de Syrie

La grande rue à colonnades d'environ 900 mètres qui relie le centre de la cité à la porte de Syrie, à l'est — l'épine dorsale de Laodicée.

La rue et les portes

La rue de Syrie est l'axe principal de la cité : elle s'étend sur environ 900 mètres depuis le centre en direction de la porte de Syrie, à l'est. De part et d'autre s'élèvent, sur des plateformes d'une ou deux marches, des portiques à colonnes, derrière lesquels s'alignent des rangées de boutiques — la rue commerçante de la cité antique, l'équivalent d'il y a deux mille ans de nos rues de marché.

Les fouilles ont permis de relever les colonnes de la rue et de nettoyer son pavement de marbre ; parcourir cette rue est le moment le plus vivant de la visite. Une seconde rue à colonnades qui se dirige vers le stade (la rue du Stade) rejoint l'axe principal.

La cité de l'eau

Le canal d'évacuation de la cité passe sous le milieu de la chaussée — l'intelligence des infrastructures de l'urbanisme romain se lit encore aujourd'hui sous le pavement. L'eau était amenée à la ville depuis les sources du sud, par des aqueducs et des conduites sous pression.

Dans les ouvrages de distribution, on voit des tuyaux en terre cuite tapissés à l'intérieur d'une épaisse couche calcaire — l'eau de la vallée, riche en calcaire, tissait le travertin à Pamukkale et rétrécissait ici les conduites. C'est par ces lignes qu'arrivait l'eau tiède sur laquelle repose l'interprétation du « ni froid ni bouillant ».